L'Aventure du transport par câble

... Je parle abondamment dans ces pages de l'utilité de ce mode de transport, de son ingéniosité, des services qu'il peut rendre par tous les temps au moindre coût. Je décris les usages montagnards, simples et utiles à la vie des paysans. J'explique les principes de fonctionnement, rappelle en quoi ils peuvent être encore d'actualité chez nous, pour peu que nous revenions à des conceptions du transport plus respectueuses de l'environnement, plus économiques, plus modernes.

Je montre les servives rendus dans les domaines qui couvrent tout le champ des activités humaines, sur terre et sur mer...."

L'auteur Pierre MONTAZ
Né en 1924 à Levallois-Perret, de parents savoyards, Pierre MONTAZ reste attaché à la vallée de la Maurienne où il passe toutes ses vacances d’été. Il travaille pour Pomagalski, d’abord comme perchman sur son premier téléski, puis  comme monteur, avant de créer sa propre entreprise. Pendant de longues années, Montaz-Mautino, va équiper toutes les stations françaises et participer à de nombreuses réalisations dans le monde entier.

Préface de Hervé GAYMARD

Député
Président du Conseil général de la Savoie.

L’aventure au cœur d’une vie

... Un entrepreneur, c’est celui qui a des idées, qui y croit, qui sait les développer, qui sait entraîner des hommes à sa suite. La doctrine d’un entrepreneur selon Pierre Montaz, c’est également de mettre l’économie au service de l’homme – et non l’inverse. C’est avoir le souci des autres, les aider à se former et en l’occurrence, devenir eux-mêmes des monteurs. Il organise des cours au sein de l’entreprise, puis met au point, avec le ministère et les Ponts et chaussées, un programme pour le CAP option remontées mécaniques.
De pays en pays, une station entraînant l’autre, Pierre Montaz fait toute sa carrière dans le câble, spécialement celui de la remontée mécanique. Il fait un petit détour pour concevoir et construire le parc de téléphériques de l’armée, transpose la technologie du téléski pour le transport de fruits, construit des câbles de service pour ses propres chantiers, bricole des « bouts de câble » pour des hameaux. Il ne développe pas seulement des stations, il développe par tous les moyens l’idée du transport par câble.
C’est son idée maîtresse depuis qu’il est à la retraite, s'il existe une retraite pour ce type d’homme.
Pierre Montaz se sent savoyard, français, parisien.
Il met sa ténacité de savoyard, se débrouillardise de parisien, le « génie français », et son expérience d’entrepreneur au service de cette idée : le transport par câble a montré par le passé ce qu’il savait faire. Il est loin d’avoir tout dit.
C’est un honneur pour la Fondation FACIM de publier cet essai et de transmettre ainsi au grand public cette belle expérience.

Texte de Claude DERIES

Le « câble » - entendons les téléskis, télécabines, et autres téléphériques – ne sert pas seulement le plaisir des skieurs. Depuis les temps anciens, sous diverses formes, et dans le monde entier, les hommes ont utilisé ce moyen avec habileté pour transporter leur matériel, voire leurs animaux - et eux-mêmes. D’abord simple cordage de lin, de chanvre, ou de cuir, puis devenu métallique, le câble rend tous les services possibles et rend-compte avec éclat de l’esprit inventif de l’homme.
Pierre Montaz, qui, dans sa jeunesse, a vu nombre de fois descendre le bois ou le foin par ce moyen, en quelques instants et sans peine, nous raconte ici cette aventure. Entrepreneur et lui-même « « aventurier » des téléskis, inlassable promoteur du transport par câble, il nous livre sa certitude, exemples à l’appui : loin d’être un moyen qui a fait son temps, le câble système simple, bon marché et écologique, pourrait être utilisé avec profit dans les pays où les moyens économiques sont limités. Et, pour peu que nos contemporains abandonnent leurs préjugés ou leurs idées toutes faites, il a encore chez nous un bel avenir.